Il n’y a pas de parent parfait !

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J’ai récemment eu la chance de participer à une conférence donnée par Isabelle Filliozat à Bruxelles, qui avait pour thème “Il n’y pas de parent parfait”. C’est d’ailleurs le titre d’un de ses livres. Comme tu sais que c’est un sujet que j’affectionne particulièrement, je me devais d’être présente 😉 J’en profite au passage pour remercier l’asbl Emergences pour l’organisation de cet événement ! J’ai passé une très belle soirée et les mots d’Isabelle Filliozat ont fait écho en moi à de nombreuses reprises ! Je te livre ici ce que j’en ai retenu. Bonne lecture !

***

Plutôt que d’être un parent parfait, apprenons à aimer notre enfant et à être dans le moment présent.” C’est comme cela qu’Isabelle Filliozat démarre la conférence, et elle ne mâche pas ses mots, tout en restant dans une attitude bienveillante dépourvue de culpabilisation moralisatrice. Vouloir être un parent parfait, c’est être tourné vers soi, alors que le rôle du parent est de chercher comment satisfaire le besoin de l’enfant et non de se focaliser sur sa culpabilité, qui l’entraînera à coup sûr dans un cercle vicieux !

mère fille heureuses

Elle nous entraîne, via un court moment de méditation, dans nos souvenirs d’une autre vie, celle où nous n’étions pas encore parents et nous invite à nous remémorer ce que nous imaginions comme relation parent/enfant. Comme la majorité des parents, tu ne projetais sûrement que du positif. Tu ne pouvais concevoir qu’une relation harmonieuse avec ton enfant. Des sorties au parc dans la joie et la bonne humeur, sous un soleil radieux. Des chasses au trésor, des goûters d’anniversaire, avec plein de bambins respectant tous les règles du jeu. Tu te disais peut-être “mon enfant ne fera pas de comédie au supermarché“, “il sera poli et serviable“, “il ira se coucher à heure fixe et dormira dans sa chambre“, “il ne mangera que des petits plats fait maison et bio de surcroît“… Car c’est bien connu, avant d’avoir un enfant, on sait tous comment être un parent parfait ! Et puis, à peine quelques heures après la naissance de notre bébé, c’est la désillusion. Le quotidien qui nous rattrape. Les semaines et les mois passent, la fatigue s’accumule, la peur de mal faire aussi. Et puis un jour, nous nous surprenons à punir notre enfant, à le frapper, à lui donner une tablette pour avoir le temps de souffler un peu, à lui donner un petit pot tout fait car nous n’avons pas eu le temps de cuisiner sainement, journée trop chargée oblige.

Le constat est sans appel. Etre parent, c’est vivre dans l’ambivalence. D’un côté, nous aimons et chérissons notre enfant de tout notre cœur et de toutes nos tripes, et d’un autre côté, nous aspirons à retrouver la tranquillité perdue, notre énergie débordante, du temps pour nous, pour les copains, pour les sorties… C’est le paradoxe du parent !

Mais alors, pourquoi ne sommes-nous pas le parent que nous avions imaginé ?? Isabelle Filliozat nous donne des réponses.

Où est ma liberté ?

Nous croyons avoir la liberté de notre comportement, mais la réalité est bien différente. Pourquoi ? Car nous sommes mus par des automatismes qui nous empêchent d’être le parent que nous avons envie d’être au fond de nous.

Le stress

stress relax

Dans nos vies à cent à l’heure, nous réagissons trop dans l’urgence. Nous nous emportons pour un cartable qui traîne dans le hall d’entrée, comme si la terre allait exploser d’une seconde à l’autre. Et pourtant, il suffit de prendre un peu de recul sur la situation pour s’apercevoir qu’elle ne justifie pas autant d’énergie dépensée.

Le circuit du stress, une fois qu’il est déclenché, nous offre 3 réactions possibles: l’attaque, la fuite ou le figement. C’est scientifique. Et chaque parent a ses propres déclencheurs de stress, en fonction de son histoire personnelle. Il est utile de repérer ce qui nous fait monter au créneau, d’identifier nos déclencheurs, qui sont en fait des frustrations. Certains ne supporteront pas les crises de rage. Ils entreront dans une surenchère avec leur enfant. D’autres ne supporteront pas les pleurs, les gémissements, les refus. Ils exigeront la coopération immédiate de leur enfant sinon cela signifierait une perte de contrôle de la part du parent, qu’il ne pourrait accepter.

En tant que parents, nous sommes censés être des modèles de gestion du stress auprès de notre enfant. Nous devrions lui apprendre à réguler ses propres émotions. Mais ce qui se passe, la plupart du temps, est que nous piquons des crises à notre tour, face à un comportement inapproprié de l’enfant. Pourquoi ? Car, nous devons bien l’admettre, nous sommes nous-mêmes incapables de réguler nos propres émotions. Et vu que l’arrivée d’un enfant désorganise nos plans, nous réagissons la plupart du temps sous stress.

Le jeu de pouvoir

enfant répare bêtise

Isabelle Filliozat nous rappelle que, dans notre société actuelle, nous interprétons les comportements de l’enfant comme des jeux de pouvoir. Nous croyons qu’il agit exprès pour nous énerver. Pourtant, tout être humain qui fait une bêtise éprouve de la gêne et le désir de réparer. Si l’on fait tomber le vase d’une amie, elle ne va pas nous dire “mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter une amie pareille ?” Cela ne lui viendrait même pas à l’esprit ! Pourquoi ne donnons-nous pas à notre enfant, qui éprouve les mêmes sentiments que nous lorsqu’il fait une bêtise, l’opportunité de réparer, plutôt que de râler, de réparer à sa place, en allant chercher un torchon pour ramasser l’eau, s’il a renversé son verre par exemple. En agissant de la sorte, nous le privons de réparer par lui-même et en plus, nous l’enfonçons encore plus dans son sentiment du culpabilité et de gène.

Mais pour agir différemment, avec calme et bienveillance, nous avons besoin d’être dégagés de nos automatismes. Il me fait un caprice, il me fait une crise, elle me nargue, il me cherche, il me fait une otite. Nous prenons tout personnellement, alors que l’enfant ne fait rien intentionnellement, il cherche juste la relation avec son parent. Car l’être humain est un être social. Il a besoin d’être connecté aux autres pour vivre et se développer correctement.

Le souci, c’est que la relation de pouvoir parent-enfant est ancrée dans notre société depuis des générations. On pourrait presque dire que c’est dans nos gènes. Les phrases assassines comme “Tu l’allaites encore?“, “Il ne fait pas encore ses nuits ?“, “Il dort encore dans ta chambre ?“, “Tu ne le laisses pas pleurer un peu, ça lui fera les poumons ?” inscrivent la relation parentale dans un jeu de pouvoir dès les premières heures de vie du bébé.

On nous fait croire que pour avoir de l’autorité sur notre enfant, nous n’avons d’autres choix que d’être fermes, de lui imposer des limites, au risque d’en faire un enfant roi ! Alors que nous savons aujourd’hui, grâce aux neurosciences affectives et sociales, qu’un “non” ferme et catégorique va le mettre sous stress et qu’il réagira par la fuite, le figement ou l’attaque, comme nous l’avons vu précédemment. Si l’enfant voit le visage de sa figure d’attachement se durcir, se fermer, que le parent fronce les sourcils, il est directement mis sous stress. Pourquoi ? Car il ne peut pas comprendre que son parent ait un comportement envers lui autre qu’aimant et bienveillant.

Isabelle Filliozat nous donne une image très parlante: “alors qu’en cuisine, il nous semble évident de couper le gaz lorsque le lait déborde, pourquoi cherchons à nous à mettre un couvercle sur les émotions débordantes de notre enfant ?

La culpabilité

Le fait que nous n’arrivions pas à être le parent que vous voulons être nous fait entrer dans le cercle vicieux de la culpabilité. Je me sens mauvaise mère alors j’en fais encore plus pour renforcer mon autorité. Mon enfant refuse de manger des haricots. Cela fait de moi une mère indigne qui n’arrive à pas à faire manger des légumes à son enfant. Je décide alors d’user de ma force, de chantage, de menace et de punition pour parvenir à mes fins. Avec, à la base, une bonne intention… Mon enfant finit par manger des haricots. Mais à quel prix ? L’attitude que j’ai adoptée n’est pas en ligne avec mes valeurs et ce désalignement me pousse, inconsciemment, un peu plus loin dans la culpabilité.

Sans parler du regard des autres sur la manière dont nous éduquons notre progéniture… Des études ont démontré qu’en public, nous sommes plus autoritaires qu’à la maison. Le regard des autres, même d’un inconnu dans la rue, pèse sur nous et nous juge dans notre rôle de parent. Il devient alors plus important que le regard de notre enfant qui a besoin de nous. Lorsque nous sentons cette pression sociale, nous devons agir vite. Nous faisons alors appel à nos représentations mentales de bonne mère/bon père et agissons par automatisme, sans réfléchir. Nous sommes centrés sur nous et plus sur les besoins de l’enfant à l’instant T.

L’épuisement

La vie de parent peut vite être épuisante. Premièrement et principalement, pour cause de manque de sommeil. Savais-tu qu’une maman perd 600 heures de sommeil pendant la première année de son enfant ? 😭 De plus, nous souffrons d’isolement qui est lié à la structure familiale actuelle. Nous vivons souvent loin de nos parents et de notre famille élargie, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et en cas de fatigue, de coup de mou, nous n’osons pas demander de l’aide.

De plus, le métier de parent manque cruellement de gratification ! On nettoie la maison, qui devient de nouveau sale après le passage de notre petit enfant-ouragan. Les tâches, en plus d’être ingrates, sont répétitives. Le comble !

voiture enfant

Un autre aspect qui peut nous conduire à l’épuisement est l’imprévisibilité. Avec un enfant, on ne peut plus maîtriser son temps de la même manière. On est en voiture, sur le départ, les ceintures sont bouclées, quand tout à coup, un “je dois faire pipi” venant de l’arrière parvient à nos oreilles. Tout le processus est interrompu et sera à recommencer quelques minutes plus tard. Ce genre de situation nous fait perdre le contrôle et nous devenons autoritaires, pour avoir l’illusion d’une reprise de contrôle.

La femme a droit à un petit bonus : son cycle hormonal, qui peut lui jouer des tours… A cela s’ajoute notre manque de mouvement et de nature, typique de nos vies urbaines et sédentaires. En d’autres termes, les besoins physiologiques non comblés peuvent aussi être des facteurs d’épuisement.

Et puis, pour couronner le tout, les jeunes parents se retrouvent souvent dans une insécurité financière, car ils démarrent dans leur vie professionnelle, décident d’acheter une maison, une voiture plus grande pour l’arrivée du bébé… L’insécurité financière représente un très grand facteur de stress chez l’adulte et par conséquent, contribue à notre épuisement en tant que parent.

Bref, avec tout cela, pas étonnant que l’on entende de plus en plus parler de burnout parental

Les émotions refoulées

Ce sont toutes les émotions que nous gardons à l’intérieur de nous, et que nous projetons sur l’enfant parce que nous n’avons pas pu les exprimer directement à la personne concernée. L’enfant, de par son état de vulnérabilité et de dépendance vis-à-vis de nous, se prend toutes nos émotions refoulées dans la figure. Nous pouvons aussi refouler nos émotions en cas de trauma, de deuil, de grand changement, comme un déménagement ou encore un divorce.

Notre histoire personnelle vient ajouter son grain de sel. Dans la plupart des cas, nous n’avons pas reçu de modèle constructif dans notre enfance. Si je reprends l’exemple du verre d’eau renversé, est-ce que notre maman nous a grondé ou nous a permis de réparer ? Bien souvent, nos parents n’ont pas écouté nos colères, nos peurs. Tout cela a généré un sentiment d’impuissance en nous, vis-à-vis de nos parents tout puissants. C’étaient eux qui décidaient. Maintenant que nous sommes parents, nous voulons à tout prix garder le contrôle pour ne pas nous sentir à nouveau impuissants.

Face à une attitude dérangeante de notre enfant, notre cerveau va chercher une réponse facile dans ce qu’il sait faire. Il est économe. Il fouille dans notre passé, pour trouver un moment similaire. Grâce aux neurones miroirs, nous pouvons revivre les sensations et les émotions vécues quand nous étions enfant. A ce moment là, le cerveau a 2 choix possibles:

  • aller chercher l’enfant qui souffre
  • aller chercher le parent qui réagit

Comme le cerveau choisit toujours ce qui fait le moins mal, il s’identifie à l’agresseur. Et voilà comment nous nous retrouvons à prononcer les mots de nos parents qui nous ont tant blessés. Pour devenir un parent bienveillant, il sera essentiel d’accueillir et de reconnaître la blessure de notre enfant intérieur pour la transformer en quelque chose de positif. Il est important de comprendre que ce que nous avons vécu nous a abîmés jusque dans notre ADN et notre capacité à réagir face à notre enfant n’est pas aussi bonne qu’elle devrait l’être.

La pensée binaire

pensée binaire

Dans nos petits cerveaux cartésiens, nous avons souvent l’impression que nous n’avons que 2 options: soit je suis autoritaire, soit je suis laxiste. Ce manque d’alternatives nous vient de notre culture, une fois de plus. Quand nous sommes autoritaires, et que nous punissons par exemple, nous choisissons de faire quelque chose. Le fait d’agir nous aide, nous pensons que nous dominons l’enfant, ce qui libère nos tensions. Mais nous nous rendons bien compte que cette réaction n’a rien changé au fond du problème. Vient alors une dissonance cognitive, une contradiction totale entre mes croyances et mes attitudes. C’est parce que nous avons entendu qu’une bonne fessée ne faisait pas de mal que nous continuons à frapper notre enfant, même si, au fond de nous, ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voudrions tellement agir autrement. Mais notre pensée binaire nous fait croire que nous n’avons pas d’autres alternatives. Nous nous rendons bien compte que notre réaction ne fonctionne pas. Pourtant, nous persévérons et récidivons. Encore et encore. Nous disons, en plus, “je lui ai répété 25 fois et il ne l’a toujours pas fait !” Ce sont des automatismes, dénués de bon sens. Imagine, en entreprise, quel patron laisserait son employé faire 25 fois la même erreur ? Alors, pourquoi ne changeons-nous pas de stratégie ?

Comment se libérer de nos automatismes ?

Pour être libre d’agir comme nous le souhaiterions, il n’y a pas de secret. Isabelle Filliozat nous invite à travailler sur nous-mêmes pour changer nos habitudes. La bonne nouvelle est qu’il n’est jamais trop tard ! Il est toujours possible de réparer, comme nous l’apprend la résilience. Ce terme vient de la physique et désigne l’aptitude d’un corps à résister à un choc. Lorsqu’on l’applique aux sciences sociales, la résilience signifie “la capacité à réussir à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comporte normalement le risque grave d’une issue négative.“(source) Autrement dit, la résilience consiste à apprendre à vivre avec un traumatisme et à rebondir en changeant de perspective. Le concept de résilience s’est fait connaître suite à la parution du livre Un merveilleux malheur de Boris Cyrulnik. Il véhicule un message d’espoir, nous montrant que le malheur n’est pas une destinée, que l’on peut toujours s’en sortir.

A cela s’ajoute la neuroplasticité, qui est la capacité des neurones à se modifier et se remodeler tout au long de la vie. Cela signifie qu’à chaque seconde, notre cerveau se modifie en fonction des expériences vécues, qu’elles soient affectives, psychiques ou cognitives. Il est donc capable d’abandonner des notions périmées et des modes de pensées inadéquats. Il évolue sans cesse et dans notre cas, pour le meilleur.

Concrètement, nous avons à notre portée de nombreuses manières d’amorcer un changement positif dans notre vie :

  • zenMéditation : c’est le meilleur des remèdes pour travailler notre neuroplasticité
  • Thérapie émotionnelle: dans le cas d’enfance difficile et d’histoire personnelle lourde
  • Nourriture saine: le rôle que peut jouer l’alimentation sur notre bien-être n’est plus à démontrer
  • Moins d’écran: et un retour à la “vraie” vie (pour lire mon article sur la digital detox, clique ici)
  • Activités physiques: le sport libère des endorphines, les hormones du bien-être
  • Plus de nature: le contact avec la nature nous procure ressourcement et apaisement
  • Contacts physiques : l’humain est une espèce sociale qui a besoin de connexion. S’il n’en a pas, il devient agressif. Les baisers et les câlins sont de véritables médicaments pour notre cerveau

Et pour terminer

Si nous étions libres de notre histoire, de notre stress, nous pourrions aimer notre enfant comme nous le souhaitons. Nous serions libres d’agir en accord avec nous-mêmes, avec nos valeurs.

Isabelle Filliozat nous propose ici une approche globale de la parentalité positive en proposant au parent de travailler sur lui-même en priorité. Ce travail sur son histoire personnelle aura des répercussions positives sur la vie familiale. Détecter les automatismes qui nous habitent, les comprendre et les déprogrammer demande du temps, de la persévérance et de la patience. Mais le jeu en vaut la chandelle. A la clé, plus de bonheur et de sérénité pour soi-même et pour toute la famille ! Gardons également en tête que nous pouvons toujours réparer, qu’il n’est jamais trop tard !

Pour changer les choses, il est important de se reconnecter à notre désir profond d’aimer notre enfant. Car on peut certes ne pas réussir à aimer notre enfant, suite à un blocage émotionnel par exemple, mais au fond de lui, tout parent a le désir profond d’aimer son enfant. C’est naturel.

Plutôt que de vouloir être un parent parfait, où nous sommes centrés sur nous-mêmes, regardons notre enfant, analysons comment satisfaire tous les besoins en présence, tant ceux du parent que de l’enfant. Beaucoup de parents commettent l’erreur de se focaliser uniquement sur les besoins de l’enfant, et finissent par s’oublier eux-mêmes.

Lorsque nous sentons qu’une situation nous fait bouillir à l’intérieur, prenons une pause (pipi, verre d’eau, regarder par la fenêtre) le temps de calmer notre propre tempête interne. Osons demander de l’aide dès que possible. Et informons-nous ! Notre instinct maternel et paternel a été éteint par notre notre culture. Mais aujourd’hui plus que jamais, nous avons la chance d’avoir accès à de nombreux livres sur la parentalité, les études scientifiques sont vulgarisées et mises à la portée de tous. Alors profitons-en !!!

J’espère que ce partage inspiré de la conférence d’Isabelle Filliozat t’a appris des choses qui te permettront d’aller un peu plus loin dans ton cheminement vers une éducation bienveillante !

Est-il nécessaire de répéter que les parents parfaits n’ont pas d’enfant ? 😉

Ludivine

Source: conférence “Il n’y a pas de parent parfait”, Isabelle Filliozat, Bruxelles, 14.03.2019

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2 thoughts on “Il n’y a pas de parent parfait !

  1. Merci pour ce bel article ! Faire un travail sur soi est effectivement primordial pour comprendre d’où nous viennent nos réactions face à nos enfants. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus à l’écoute de nos enfants. Je dirai que le plus difficile est de ce détacher du regard des autres et surtout de nos proches ! Lorsque nous prenons une décision pour notre vie, pour le bonheur et le bien-être de nos enfants, une décision que nos parents n’auraient même pas eu l’idée de prendre, nous sentons cette angoisse de nous dire “que vont il penser ?” tout en sachant qu’ils désapprouveront. J’avoue que jusqu’à présent je calais souvent ma façon d’agir en fonction de ça… Aujourd’hui, notre dernier fait l’instruction en famille et son caractère nous pousse à le laisser expérimenter les apprentissages autonomes. (j’en parle un peu dans mon article : https://apprendre-par-le-jeu.com/et-si-on-faisait-linstruction-en-famille/) Je sais que c’est ce qui lui correspond, et qu’il s’épanouira pleinement mais j’ai du mal car je sais que mes parents ne comprendront pas ce choix ! Et qu’ils le désapprouveront ! C’est une des difficultés, lorsqu’on a des enfants. Notre façon d’agir avec eux est impacté fortement par notre entourage qui n’est pas toujours bienveillant… Mais nous changeons, un peu chaque jour, pour permettre à la bienveillance de s’installer en nous 🙂

    1. Merci pour ton partage Sandrine. Tu nous dis combien il est difficile d’être en accord avec soi-même en raison de la pression sociale, qu’elle soit proche ou moins proche. Courage dans ta démarche et dans ton cheminement ! Comme tu le dis si justement, nous cheminons au quotidien pour que la bienveillance s’installe dans nos vies de famille. Voilà le plus important !

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