Les fondements de la Discipline Positive

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Dans cet article, je résume le 2ème chapitre du livre de la Discipline positive (clique ici pour voir le résumé du 1er chapitre). Il est assez théorique, mais nécessaire pour bien poser les fondations indispensables à la mise en oeuvre de l’éducation bienveillante au quotidien.

En voici les fondements:

Les enfants sont des êtres sociaux

Le comportement est intimement lié au contexte social, à la vision que l’enfant se construit du monde qui l’entoure, des autres et de lui-même. Le sentiment de solidarité et de communion est implanté dans l’âme enfantine.

Le comportement de l’enfant est tendu vers un but

Inutile de préciser que l’enfant n’a pas conscience de l’objectif qu’il cherche à atteindre. Il vit une expérience, en a une perception, l’interprète et s’en sert pour la mise en place de son système de croyances. La question sous-jacente qu’il se pose est: Que dois-je faire pour appartenir, survivre ou m’épanouir?  Le souci est que les enfants perçoivent bien mais interprètent mal. Prenons pour exemple Adèle, 2 ans, dont la maman rentre de la maternité avec un bébé. Voyant que le nouveau-né prend beaucoup d’attention, elle pourra interpréter, à tort: Maman préfère le bébé, elle ne m’aime plus autant qu’avant. Même si ce n’est pas vrai, elle va adapter son comportement pour retrouver sa place de privilégiée auprès de sa maman. Peut-être adoptera t’elle des comportements régressifs… qui risquent d’agacer sa maman et donc produire l’effet inverse de ce que la petite Adèle voulait obtenir.

Si nous choisissons de regarder les comportements inappropriés de nos enfants comme des stratégie de survie, notre regard changera et  sera  enrichi de l’envie d’encourager.

Le besoin essentiel de l’être humain est d’appartenir et d’avoir de l’importance

Le but ultime de tout comportement est pour l’enfant d’avoir un sentiment d’appartenance et d’importance au sein d’un environnement social, que ce soit la famille ou l’école. Les sentiments d’apporter une contribution unique et de se sentir utile sont des piliers d’une bonne estime de soi.

Dans la BD Snoopy, Lucy demande à Linus: C’était comment l’école, aujourd’hui? Je n’y suis pas allé, répond Linus, avanC'était comment l'école aujourd'hui?t de poursuivre: En arrivant, j’ai demandé si quelqu’un avait besoin de moi. Personne n’a répondu; alors je suis rentré à la  maison.

Cette scène nous rappelle que les efants ont besoin de sentir que leur présence est désirée. Ils ont besoin que l’on ait besoin d’eux.

 

Un enfant qui se comporte mal est un enfant découragé

Lorsqu’un enfant a un comportement inapproprié, on comprend que le parent ait du mal à voir le vrai message qui se dissimule derrière les actes: je veux seulement appartenir. Mais quand on y parvient, notre regard est bien différent, si l’on devine que derrière ce comportement se cache le besoin d’appartenance d’un enfant un peu déboussolé qui ne sait pas comment contribuer à la satisfaction des besoins du groupe auquel il souhaite appartenir.

La responsabilité sociale ou le sens de la communauté

Etre socialement responsable implique d’avoir réellement à cœur l’intérêt d’autrui et de nourrir un désir sincère de contribuer à la société. Il est indispensable d’enseigner ce concept aux enfants car à quoi servirait la transmission de connaissances académiques s’ils n’apprennent pas à contribuer à la société? Comment enseigne-t-on la responsabilité sociale? En enseignant l’autonomie. Ne faisons pas pour un enfant ce qu’il est capable de faire tout seul parce qu’on le prive de beaucoup d’occasions de développer, par l’expérience, son sentiment d’être capable. Dans le cas contraire, ils risquent de croire qu’ils doivent être pris en charge et ont droit à un traitement de faveur.

Autonomie enfantLe principe d’égalité, fondement de la coopération

L’égalité, ici, est le fait que tout le monde a droit au respect et à la dignité. Un enfant a la même valeur qu’un adulte, même s’il n’a pas les connaissances, expériences et responsabilités de ce dernier.  Lui donner un sentiment d’infériorité ne va pas l’aider à grandir.

Voici 4 étapes pour que les enfants coopèrent:

1.Exprimer de la compréhension face à la situation et/ou aux émotions de l’enfant

2. Faire preuve d’empathie, sans pour autant excuser ni approuver

3. Partager nos ressentis d’adulte (pas toujours nécessaire)

4. Inviter l’enfant à se centrer sur une solution

Le ton que nous employons a toute son importance. Les intentions et sentiments derrière nos actes priment sur nos paroles et l’enfant le sentira tout de suite. Demandons-nous systématiquement: est-ce encourageant pour mon enfant? Ai-je pris le temps de me connecter à lui avant de le corriger?

Les erreurs sont de merveilleuses opportunités d’apprentissage

Dans notre société, orientée vers le résultat, nous avons appris à voir l’erreur comme un échec et à en avoir honte. Combien de fois ne nous sommes-nous pas sentis nuls, incapables? Dans cette quête de perfection, beaucoup n’ont plus osé prendre de risque, de peur d’être humilié en cas d’échec. Le “sois fort, sois parfait” est omniprésent dans notre éducation depuis des générations. Ayons le courage d’être imparfait, sans craindre le regard des autres lorsque nous essayons d’éduquer nos enfants et que cela semble ne pas fonctionner. Autorisons nos enfants à se tromper, sans intervenir, pour qu’ils puissent découvrir comment résoudre eux-mêmes les problèmes (toujours dans l’empathie et la bienveillance, cela va de soi).

Il est plus facile de reconnaître sa part de responsabilité dans une erreur si l’on y voit une opportunité d’apprentissage et non quelque chose de négatif.

Pour transmettre le courage d’être imparfait et faire germer l’opportunité d’apprentissage, nous pouvons utiliser les 3 “R” de la réparation:

  • Reconnaître sa part de responsabilité
  • Réconcilier
  • Résoudre

En appliquant ce principe à nous-mêmes, nos enfants seront enclins à suivre notre exemple. Si nous reconnaissons notre part de responsabilité dans un conflit, notre enfant assumera également sa propre part.

S’assurer de faire passer le message d’amour

Souvent, nos craintes que nos enfants se fassent du mal, physiquement ou psychologiquement, nous font oublier de leur passer le message le plus fondamental qui soit : que nous les aimons. Par exemple, lorsque notre enfant traverse la rue en courant, et qu’une voiture s’approche, nous crions car nous avons peur. Si nous expliquons à nos enfants, une fois le danger écarté, que c’est notre peur qui nous a mis dans cet état, mais que derrière se cache tout notre amour pour eux, alors une atmosphère d’amour et de coopération se met en place et permet une meilleure relation.

 

Et toi, que penses-tu de ces fondements? En as-tu d’autres à me partager?

 

A la semaine prochaine pour la suite de l’aventure!

Et n’oublie pas, les parents parfaits n’ont pas d’enfants 😉

Ludivine

 

Source: la Discipline Positive, de Jane Nelsen

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2 thoughts on “Les fondements de la Discipline Positive

  1. Merci beaucoup Ludovine pour cet article ! L’encouragement et la connexion sont effet indispensables pour aider nos enfants à grandir. Une astuce que j’utilise pour créer un lien avec mon enfant est de lui raconter une adecdote de quand j’étais petite, similaire à la situation conflictuelle du moment. Cela le calme direct car ça l’interpelle. Et il se dit « maman me comprend » 😉.

    1. Merci pour l’astuce Emma! 🙂 J’ai testé récemment parce qu’elle avait des peurs au moment du coucher et je lui ai partagé que j’avais aussi des peurs quand j’étais petite et j’ai remarqué que cela avait créé un lien “spécial” ❣

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