Éduquer sans punir, c’est possible !

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Un parent qui punit son enfant est souvent plein de bonnes intentions. Il souhaite le faire réfléchir sur ce qu’il a fait, lui transmettre de bonnes valeurs et le sens des responsabilités. En d’autres termes, il veut que son enfant apprenne de ses erreurs, dans l’espoir de le dissuader de recommencer.

Pour bon nombre de parents, la punition est un gage de bonne éducation. Ceux-ci pensent même que de ne pas punir l’enfant ne lui rendrait pas service. Elle arrive souvent en dernier recours, quand le parent a tout essayé et est à court d’idées pour faire plier son enfant. Les parents se sentent également rassurés par rapport au regard des autres, car en punissant, ils ne passent pas pour des parents laxistes. Enfin, la plupart des parents ont eux-mêmes été élevés de cette manière et ne connaissent pas d’autres méthodes.

Mais si la punition marchait vraiment, cela se saurait, tu ne penses pas ? Plus aucun enfant n’aurait de mauvais comportement ! Or, ce n’est clairement pas le cas. Il suffit de regarder autour de soi. Mais alors, pourquoi la majorité des parents continue à utiliser la punition? Car non seulement elle est mauvaise pour l’enfant, influence sa vie future mais elle nuit également à la relation parent-enfant.

enfant puni

Les méfaits de la punition

L’atout principal de la punition, c’est qu’elle nous donne l’impression de fonctionner. Nous obtenons un résultat immédiat car l’enfant est contraint de stopper son comportement inapproprié sur le champ. La punition nous donne l’impression d’avoir gagné la bataille et nous sommes rassurés quant à notre autorité. C’est pour cela qu’elle est utilisée dans la plupart des foyers, avec les menaces, le chantage et les récompenses qui font partie du lot.

Mais la punition permet-elle réellement d’atteindre l’objectif, à savoir que l’enfant apprenne de ses erreurs comme nous l’avons dit en début d’article ? Pour cela, je te propose de te replonger brièvement dans ton passé. As-tu été puni quand tu étais enfant ? Plus que probablement, la réponse est “oui”. Te souviens-tu de la raison des punitions infligées par tes parents ? Qu’as-tu ressenti envers eux au moment où tu te faisais punir ? As-tu vraiment tiré des leçons en filant au coin ou en recevant une gifle ?

Dans son livre “Heureux d’apprendre à l’école, comment les neurosciences affectives et sociales peuvent changer l’éducation” le Docteur Catherine Gueguen nous prouve, études à l’appui, que les punitions n’atteignent pas les effets escomptés d’apprentissage. Au contraire, la punition aurait tendance à réduire l’empathie des enfants. De plus, il a été démontré que la peur qu’elle peut susciter chez l’enfant n’est pas un moteur efficace pour l’apprentissage. Au contraire, l’enfant effrayé ne peut pas comprendre ce que l’on attend de lui. Les neurosciences ont également prouvé que la punition entraîne des conséquences négatives à long terme sur la capacité à être en relation avec les autres.

Selon sa personnalité, l’enfant puni pourra :

  • vouloir se venger pour restaurer son sentiment d’égalité
  • se soumettre par peur des représailles ou pour ne pas subir l’humiliation
  • élaborer des stratégies pour ne plus se faire prendre

Dans tous les cas, il ressentira une profonde injustice, nourrira des rancœurs et sera envahi par une colère, qu’il choisira d’intérioriser ou d’extérioriser.

La punition est inefficace

Nous venons de le voir : la punition ne permet pas d’atteindre l’objectif escompté. Elle est donc inefficace. Pourquoi ? Simplement parce qu’elle porte sur le geste, mais pas sur sa cause. L’adulte sanctionne un comportement qu’il estime inapproprié. Pourtant, nous savons que derrière tout “mauvais comportement” se cache un message, un indicateur de besoins physiques ou émotionnels. Punir, c’est donc rester en surface, ne pas chercher à comprendre ce que veut réellement dire l’enfant. Et tant que le besoin n’aura pas été assouvi, l’enfant continuera à “mal” agir.

🔑 La première clé est donc de changer de regard sur les désobéissances et autres “caprices” qui sont en fait des appels lancés par notre enfant pour nous passer un message: un besoin d’attention, de repos, d’autonomie, de temps dédié, de calme…

La punition détruit la confiance en soi de l’enfant

Enfant puni

La punition recadre l’enfant, le remet dans les “bons rails”. Cela sous-entend qu’il a des mauvaises impulsions qui le poussent à mal agir. Cette croyance erronée sur lui-même altérera la construction de sa confiance en lui. En répétant certains comportements, il sera qualifié de “difficile”, de “lent”, de “bruyant”, de “maladroit” … Peu à peu, il intégrera cette étiquette comme étant la vérité sur lui. C’est ainsi qu’il s’y conformera, s’éloignant de sa véritable personnalité.

🔑La deuxième clé est de faire attention à la manière dont nous parlons à/de notre enfant. Apprenons à différencier le comportement de la personne. “Tu as mis beaucoup de temps à te préparer” sera beaucoup moins néfaste qu’un “mais quel lambin!” Soyons factuels et qualifions le comportement, pas l’enfant.

La punition crée une relation conflictuelle

Lorsqu’on punit l’enfant, on est dans une relation verticale. Le parent se pose au-dessus de l’enfant, en mode accusateur. En criant sur lui, en le réprimandant, il se peut qu’il pleure. Mais ses larmes seront-elles dues à un quelconque regret ? Je ne le pense pas. S’il pleure, c’est simplement parce qu’il est en train de se faire gronder et que c’est un moment désagréable à passer. S’il se sent accusé, il n’aura pas envie de s’excuser ni de réparer. Au fil du temps, l’enfant n’aura plus confiance dans son parent et la relation en sera dégradée. Dans la relation verticale, il y a toujours un gagnant et un perdant.

🔑La troisième clé est de concevoir la relation parent-enfant comme une relation horizontale, d’égal à égal, dans le sens où l’enfant mérite notre respect et notre considération de qui il est, là où il se trouve sur son chemin. Cette manière de voir les choses permet de trouver des solutions gagnant-gagnant, qui conviennent aux deux parties.

La punition n’est plus dans l’air du temps

Nous venons de le voir, la punition ne permet pas à l’enfant de comprendre la conséquence de ses actes. Mais alors, que faire ? C’est une bonne partie de nos méthodes éducatives qui tout d’un coup vole en éclat. Pas facile à digérer, mais en même temps, si nous souhaitons devenir un parent bienveillant, cela fait partie du programme.

Barque bonus

Rendons-nous à l’évidence: dans la société actuelle, les enfants n’ont quasiment plus de modèles de soumission autour d’eux. Il n’y a pas si longtemps, les femmes occidentales étaient encore soumises à leur mari. L’employé était soumis à son employeur pendant toute sa carrière. C’est inconcevable aujourd’hui. Alors, de la même manière, la punition n’a plus aucune raison d’être. Pourquoi voudrions-nous continuer à soumettre notre enfant en le punissant alors que nous prônons les valeurs de liberté et d’égalité ? Souhaitons-nous qu’il soit un bon petit mouton dans le monde de demain ? J’en doute.

J’ai mis du temps à ne plus craindre la “non-punition” (qui n’est pas du laxisme, je tiens à le préciser !). Aujourd’hui, je me sens plus sereine, moins sujette aux peurs qui peuvent découler de ce changement radical dans la manière d’éduquer ma fille. Pourquoi ? Parce que j’apprends à lui faire confiance. Je suis convaincue que, comme tout être humain normalement constitué, qui est entouré d’amour et qui vit dans une famille équilibrée, elle est fondamentalement dotée d’empathie, elle veut bien faire, elle est sensible à son entourage. Je m’efforce, au quotidien, de sortir des schémas de jeux de pouvoir, de croire qu’elle me manipule, qu’elle veut me rendre la vie impossible. Ne va pas croire que je sois une maman baba-cool, peace and love qui remercie la Vie parce que ma fille a fait une bêtise 😉 Je pense être une maman réaliste. Comme tout le monde, je mets des limites, non seulement pour elle, mais aussi pour moi, pour nous. Bien sûr, notre famille a ses propres règles. Car le cadre est sécurisant. Mais chez nous, nous faisons en sorte qu’il soit aussi bienveillant. Si les berges sont trop larges, l’enfant se perdra. Mais si elles sont trop étroites, il ne pourra jamais avancer. Etre un parent bienveillant, c’est chercher l’équilibre. Réajuster, constamment. Alors, je réajuste.

Si je ne punis pas, je fais quoi alors ?

Tu remarqueras que j’aborde en premier lieu les solutions pour le parent plutôt que pour l’enfant. Tu trouves cela étrange ? Tu vas vite comprendre pourquoi je vois les choses dans cet ordre là. A ce stade, tu as maintenant compris que la punition n’est pas une solution envisageable pour le parent bienveillant. Pour autant, ne pas utiliser de punition ne veut pas dire laisser l’enfant tout faire. Alors, je te propose dans un premier temps de changer de regard sur l’éducation sans punition. Cela peut être très déstabilisant, surtout au début. Je l’ai moi-même vécu. Mais petit à petit, j’ai compris que si j’étais déstabilisée, c’est parce que je réfléchissais encore en terme d’éducation classique. Je me disais “si je ne punis pas mon enfant, qu’est-ce que je fais alors pour qu’il obéisse ?” Je me sentais démunie jusqu’à ce que je comprenne que je cherchais encore, d’une certaine manière, à soumettre mon enfant, plutôt qu’à coopérer pour trouver une solution qui nous convienne à tous les deux.

Déprogrammer nos conditionnements éducatifs

L’éducation bienveillante demande quelques réajustements dans nos mécanismes de pensée et de la réflexion sur les valeurs que nous souhaitons transmettre pour faire de notre enfant un adulte autonome et bien dans sa peau! Pour changer de regard sur l’éducation sans punition, je te confie quelques principes qui me sont fort utiles et que j’essaie de garder à l’esprit, un peu comme des mantras :

  • Toujours avoir confiance dans le fait que notre enfant est quelqu’un de bien

Un enfant qui se comporte de façon inappropriée est bien souvent un enfant découragé. Il en va de même pour les adultes” nous dit Rudolf Dreikurs. Derrière un mauvais comportement se cache toujours un message à décoder. Mais fondamentalement, notre enfant est une bonne personne. Petit détail : je n’ai jamais traité ma fille de “monstre” comme le font beaucoup de parents. Sans vouloir juger, je trouve que c’est un mot fort et qui donne une étiquette à notre enfant. Si nous le traitons de monstre, il risque de se comporter en monstre.

  • Abandonner l’idée que l’enfant nous manipule, qu’il nous cherche

Osons réconforter notre tout-petit et répondre aux besoins qu’il manifeste, peu importe ce qu’en pense notre entourage. Ne tentons pas de « réguler » ses besoins physiologiques. Un petit sait instinctivement ce dont il a besoin, au moment où il en a besoin. A mesure qu’il grandit, il part à la découverte du monde qui l’entoure et les confrontations surviennent proportionnellement à sa curiosité et à sa mobilité. Il prend plaisir à participer aux activités de la maison. Il le fait souvent “maladroitement” en raison de son âge, et c’est à nous de le recadrer tendrement mais fermement s’il manipule quelque chose de délicat, de précieux. Si l’enfant commet une maladresse , qu’elle soit due à un jeu, une exploration, ou encore à de la fatigue, il peut réparer tout simplement, pour autant que la réparation soit adaptée à son âge. Nous pouvons également lui proposer notre aide, si besoin.

  • Ne pas employer le “tu” accusateur

C’est un principe fondamental de la Communication Non Violente, de Marshall Rosenberg. Cela permet à l’enfant de prendre conscience de ce qu’il vient de faire et des conséquences de ses actes, sans se sentir jugé, ce qui l’amènerait à se mettre automatiquement sur la défensive. Si nous parvenons à faire passer le message de la bonne manière, il se sentira concerné et responsabilisé.

  • Accueillir et accompagner les émotions de l’enfant

L’enfant passe par de nombreuses frustrations, qui donnent lieu à des crises de pleurs ou de rages. Ecouter ces manifestations très intenses est un véritable défi, surtout si nous n’avons nous-mêmes pas été écoutés étant petit. Mais au plus nous le ferons, au plus nous aiderons notre enfant à bien gérer ses émotions. Lorsque nous posons des limites, n’hésitons pas à dire «non», et, en même temps, soyons prêts à écouter la déception, la tristesse et même la colère de l’enfant après notre refus. J’en profite au passage pour te rappeler que la formation “15 jours pour apprendre à accompagner les émotions” est disponible sur mon blog.

  • Etre au clair avec son objectif long terme

Gardons en tête que notre objectif, en tant que parent, est d’influencer notre enfant pour le responsabiliser et lui permettre de développer des compétences qui lui serviront toute sa vie.

  • Montrer l’exemple

Gandhi disait “Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde“. De même, soyons le parent que nous aurions voulu avoir. Les alternatives à la punition sont aussi nombreuses que les difficultés rencontrées au quotidien. Lorsque le réflexe de punir l’enfant surgit, demandons-nous ce que nous pouvons faire à la place qui ne soit ni violent, ni punitif, ni humiliant. Quelle solution légère, créative, ludique pourrais-je trouver pour sortir de la situation critique? Dernièrement, ma fille refusait de prendre son bain. Elle persistait dans son refus et je commençais à m’impatienter. Pas question d’y renoncer car elle ne l’avait pas pris la veille. C’est la règle chez nous. Je voyais le jeu de pouvoir arriver et j’étais très tentée d’imposer ma décision à ma fille. J’ai pris le temps de me calmer, alors qu’elle était redescendue voir son papa, me laissant seule dans la salle de bain. Lorsque je l’ai rejointe, j’étais dans une autre dynamique. J’ai prétexté un jeu. Celui du “vite vite vite”. On se déshabille le plus vite possible, on se mouille, on se savonne et on se rince à toute vitesse et on sort illico presto. La sauce a pris tout de suite ! Elle a tellement bien pris qu’une fois lavée, elle a demandé à jouer dans le bain. Dans cette histoire, il n’y a pas eu un gagnant et un perdant mais une fille contente de jouer dans son bain et une maman heureuse d’avoir évité la crise du siècle 😉 Envisager les situations problématiques sous un autre angle demande de s’exercer un peu. Mais plus on pratique et plus on devient capable de trouver des idées qui sortent de nos conditionnements éducatifs.

  • Prendre soin de nos réservoirs affectifs

Chacun d’entre nous possède un réservoir affectif. S’il est rempli, notre seuil de tolérance est élevé, nous avons tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. En revanche, s’il est vide, notre seuil de tolérance est au plus bas et tout devient source de conflit. Pour l’enfant, c’est exactement pareil. Lorsque ses besoins sont comblés, il est coopératif et joyeux. Mais si son réservoir est vide, il aura du mal à faire comprendre ce dont il a besoin et deviendra agressif et beaucoup moins coopératif.

  • Ne pas s’attendre à un résultat immédiat

changer de regard

Quand on essaie d’établir une parentalité plus consciente et bienveillante, tout ne se fait pas en un jour. Il faut faire preuve de patience envers soi-même et envers notre enfant. C’est un processus qui prend du temps et qui demande de la persévérance. Décider de ne plus soumettre notre enfant et de ne plus attendre une obéissance automatique est une vraie révolution, compte tenu de l’éducation reçue. Tout ce travail demande d’être plus en contact avec soi, avec l’autre, de chercher l’équilibre entre nos besoins et ceux de l’enfant, d’établir des priorités … Bref, il est nécessaire de donner du temps au temps . Nous ne visons pas l’immédiat comme la punition, mais bien le long terme.

  • Se faire confiance

A l’heure où l’on trouve tout et son contraire sur Internet, cela n’a jamais été aussi important de se faire confiance, de s’écouter, de savoir ce qui est juste pour soi-même et pour sa famille. Ayons confiance dans notre capacité à trouver des solutions respectueuses pour poser des limites à notre enfant.

  • S’informer

Lire sur le sujet de la parentalité positive, que ce soit des bouquins, des magazines, des articles, des blogs, l’important est de s’informer, de découvrir et de se remettre en question. Cela va nous aider à changer de regard sur soi-même et sur notre enfant. Cela nous permettra de prendre conscience de ce que nous faisons déjà bien et de ce sur quoi nous devons encore travailler. Car oui, il y aura toujours quelque chose à améliorer. Sans pour autant être dans la recherche de perfection, bien entendu, mais pour être aligné avec les valeurs qui nous sont chères et que nous souhaitons transmettre à notre progéniture. Alors lisons tout ce qui peut nous encourager dans notre démarche.

Les alternatives à la punition

Je terminerai cet article en te donnant quelques astuces très concrètes pour ne pas devoir en arriver à la punition:

  • Établir des règles explicites et en expliquer le sens et les comportements attendus. Cela ne signifie pas pour autant de se justifier à tout bout de champ. Trop d’enfants ne savent pas ce que leurs parents attendent clairement d’eux et quelles peuvent être les conséquences de leurs transgressions.
  • Exprimer nos besoins et nos attentes. De la même manière que pour les règles, au plus nous nous exprimerons clairement sur ce que nous attendons de notre enfant, et sur ce qui est important pour nous, au mieux il pourra intégrer l’information et y faire attention.
  • Adapter l’environnement. Réorganiser notre intérieur nous permettra de ne pas constamment dire non mais de créer un espace sécurisé où l’enfant ne risque pas de faire des “bêtises”.
  • Proposer des choix et des alternatives: trop de contraintes conduit inévitablement à la frustration. L’enfant est fort dépendant de nous mais pour lui donner plus d’autonomie et un sentiment de liberté, nous pouvons lui proposer des choix, dans la mesure du possible. “Tu veux d’abord mettre tes chaussures ou ton manteau?” peut parfois éviter la crise juste avant de partir à l’école.
  • Impliquer l’enfant dans la recherche de solutions. Cela restaure non seulement son estime personnelle mais en explorant les conséquences de ses actes, il trouve des solutions pour réparer et avoir la conduite appropriée.
  • Laisser l’enfant subir les conséquences naturelles de ses actes. Cette solution doit répondre à certains critères car le parent est responsable de son enfant et ne peut pas le laisser expérimenter toutes les conséquences naturelles. Il doit veiller à son bien-être et à sa sécurité. Si le sujet t’intéresse, je te propose de lire mon article “les alternatives à la punition“, tiré du livre “la Discipline Positive” de Jane Nelsen.

Selon moi, si l’on utilise ces astuces sans déprogrammer les conditionnements éducatifs reçus, nous n’aurons pas les mêmes résultats.

Citation article punition

J’espère t’avoir emmené avec moi dans ma réflexion sur l’éducation sans punition et ne pas t’avoir perdu en chemin 😉 Selon moi, ce type d’éducation est possible, mais demande un changement de mentalité et un travail au quotidien pour y arriver. Que cet article puisse t’inspirer sur le chemin de la parentalité qui est le tien et t’aider à aller plus loin dans ta démarche.

N’oublie pas que les parents parfaits n’ont pas d’enfant 😉

Ludivine

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8 thoughts on “Éduquer sans punir, c’est possible !

  1. Bonjour
    Quel sujet compliqué la punition, emprunt de tellement d’émotions. Sans punition, le parent ne peut pas se faire respecter, l’enfant est roi, il ne comprend pas que c’est le parent qui commande… Comme tu le dis il faut commencer par prendre de la distance avec l’éducation que l’on a reçue (pas du tout envisageable pour certains car tous leurs repères s’écroulent) et avec le regard de ceux qui fonctionnent encore comme cela. Qu’est-ce que c’est dur!! J’ai fait ce chemin depuis quelques années et une nouvelle difficulté s’est présentée: intervenir quand quelqu’un proVEO intervient auprès de mes enfants. Hier, chez mes parents, mon petit garçon de 6 ans se met en colère contre son grand frère et les 2 commencent à crier. Ma mère (dérangée par les cris) se dirige, très agacée vers eux, la main en l’air en menace d’un coup et commence à leur crier qu’elle allait les mettre chacun à un bout de la pièce s’ils ne s’arrêtaient pas. Je me suis interposée de suite et ai pris la situation en mains. J’ai bien vu de retour à table que ma mère n’approuvait pas, mais que faire? Hors de question de laisser mes enfants se faire punir ou crier dessus, donc je suis très vigilante à qui intervient et comment, mais ça demande beaucoup d’attention en particulier lors des réunions de famille, qui sont souvent une véritable démonstration de VEO en tous genres.
    Merci beaucoup pour cet article

    1. Merci Hélène pour ton commentaire et ton partage ! Dur dur d’aller à l’encontre de nos proches, en restant bienveillant ! Comme je te comprends. Tu peux déjà être fière de toi d’avoir réussi à t’interposer et à faire ce qui te semblait juste, même si cela n’a pas forcément été bien reçu. Ton partage me fait penser à un article écrit par mon amie Coralie, du blog Les 6 doigts de la main, qui parle de la difficulté à parler de parentalité bienveillante avec nos parents. Si cela t’intéresse, voici le lien de l’article : https://les6doigtsdelamain.com/de-mon-temps-nos-parents-ne-comprennent-pas-la-parentalite-positive/ Bonne continuation et à bientôt 🙂 Ludivine

  2. Bonjour, merci pour cet article très enrichissant. J’essaye de ne pas punir mais ce n’est pas toujours facile surtout en cas de crise où les nerfs peuvent des fois lâcher.
    Proposer des choix alternatifs et impliquer les enfants dans la recherche de solutions me parait être très intéressant à mettre en pratique.
    Merci
    Bravo pour ce blog et à bientôt.
    Thomas

    1. Merci Thomas pour ton commentaire ! C’est chouette de voir qu’il n’y a pas que des mamans qui s’intéressent à la parentalité positive 🙂 C’est sûr qu’il n’est pas toujours évident d’être bien disposé pour accueillir les crises de notre enfant, je te comprends 😉 On est parfois déstabilisés parce que l’on ne sait pas comment agir autrement, mais à force d’utiliser des alternatives, on devient plus créatif et on parvient petit à petit à sortir de la pensée binaire qui veut que l’on soit un parent laxiste ou un parent autoritaire. Bon cheminement à toi ! Ludivine

  3. Bonjour

    Très très intéressant cet article. C’est vrai que depuis que j’ai découvert la parentalité bienveillante et positive ça m’a permis de me remettre en question sur la façon dont je pouvais appréhender l’éducation de mes enfants.

    Je suis Edward, Passionné par la parentalité bienveillante. Je suis entrain de créer un blog sur le sujet de la parentalité consciente afin de partager mes astuces et mon vécu de parent.

    Vos articles sont plein de valeurs et m’inspire également.

    Merci encore pour cet article. je viens de le partager sur facebook 🙂

    Cordialement
    Edward du blog Parentalité-consciente

  4. Bonjour

    Très très intéressant cet article. C’est vrai que depuis que j’ai découvert la parentalité bienveillante et positive ça m’a permis de me remettre en question sur la façon dont je pouvais appréhender l’éducation de mes enfants.

    Je suis Edward, Passionné par la parentalité bienveillante. Je suis entrain de créer un blog sur le sujet de la parentalité consciente afin de partager mes astuces et mon vécu de parent.

    Vos articles sont plein de valeurs et m’inspirent également.

    Merci encore pour cet article. je viens de le partager sur facebook 🙂

    Cordialement
    Edward du blog Parentalité-consciente

    1. Merci Edward pour ton commentaire très positif! Cela fait plaisir de voir que la parentalité bienveillante n’est pas réservée qu’aux mamans!
      Merci aussi pour le partage et bonne continuation pour ton blog!
      A bientôt
      Ludivine

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