Accompagner les émotions de l’enfant

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pleursTon enfant se met à pleurer car son petit copain lui a pris son jouet. Il est triste, visiblement. Comme tu as assisté à la scène, ni une ni deux, tu viens à sa rescousse et tu tentes de le rassurer, tant bien que mal. “Ce n’est pas grave, mon loulou, tu as plein d’autres jouets“. Mais il n’en a que faire, il continue à pleurer. Cette scène t’est familière ? Toi aussi, tu réagis car tu ne veux pas que ton enfant se sente mal ? Cela part d’un bon sentiment, mais réalises-tu que tu viens de l’empêcher d’exprimer sa tristesse ?

Étouffer ou nier nos émotions: voilà ce que nous avons appris depuis notre tendre enfance. Personnellement, j’en connais un rayon ! Me couper de mes émotions lorsqu’elles deviennent trop embarrassantes, je sais faire ! Je suis une pro, même 😉 Enfin, j’étais, car je travaille en conscience pour que cela change !

Enfant, nous avons compris que l’expression de certaines émotions n’est socialement pas acceptable. A cela s’ajoute le mythe des stéréotypes de genre selon lequel une femme est fragile et un homme est fort. Des messages du style “un garçon, ça ne pleure pas !’ ou “une fille ne se met pas en colère” sont des messages que nous avons intériorisés. Alors, il est normal que lorsque nous devenons parents et que nous nous retrouvons face à un enfant spontané qui exprime tout ce qu’il ressent, cela nous mette mal à l’aise. Parfois, ce n’est pas tant l’émotion qui nous dérange, mais plutôt la manière dont notre enfant l’exprime. S’il pleure parce qu’il est triste, c’est socialement beaucoup plus acceptable que s’il pique une colère en plein milieu du supermarché, tu ne trouves pas ?

Si je te parle aujourd’hui des émotions, c’est parce que, récemment, j’ai eu la chance de suivre la formation “15 jours pour apprendre à accompagner les émotions“, proposée par Coralie du blog “Les 6 doigts de la main“. Je la suis depuis quelques temps car j’aime beaucoup ses articles et je partage sa façon de voir et de vivre la parentalité positive.  Cette formation tombait à pic car ma fille est à l’âge critique où elle fait régulièrement des crises (2 ans et demi), et comme je l’ai expliqué dans mon article apprivoiser notre enfant intérieur, j’ai découvert que mes bonnes intentions n’étaient pas suffisantes. En effet, je connaissais quelques outils d’éducation positive mais j’avais du mal à les mettre en pratique. Il m’était difficile de recevoir ses émotions et de l’aider à les gérer de manière bienveillante. Je ne peux que t’encourager à suivre cette formation, que je t’explique plus en détails à la fin de cet article.

accompagner émotions

A quoi servent les émotions ?

Tu t’en doutes sûrement, les émotions ont leur raison d’être. Ce sont des réactions physiologiques qui vont induire une action qui nous permettra de retrouver notre équilibre face à une situation de la vie. Grâce à nos émotions, nous nous sentons vivants. Les émotions primaires sont au nombre de 4 : joie, tristesse, colère, peur. Certains ajoutent aussi l’amour, la honte, le dégoût et la surprise. Derrière chaque émotion se cache un besoin insatisfait. Quelqu’un de triste pourrait chercher du réconfort, tandis qu’une personne joyeuse aurait besoin de partager sa joie avec d’autres, par exemple.

Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, mais ont chacune une fonction. Elles sont le fruit de nos pensées, de notre dialogue interne. La situation que nous vivons est toujours neutre. Preuve en est que chaque personne vivra une même situation différemment. C’est vraiment essentiel de le comprendre.

Elles durent en moyenne 90 secondes et comportent 3 phases : la charge, la tension et la décharge, qui est l’expression de l’émotion. Si nous n’allons pas jusqu’au bout du processus, la tension ne pourra pas être évacuée.  Elle va alors rester dans le corps. Ne dit-on pas que tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime ?

En vivant l’émotion jusqu’au bout, nous nous sentons libérés. Sur le long terme, le fait d’exprimer nos émotions en toute liberté nous permettra de développer la confiance en soi, en l’autre et la résilience. Ceci est valable pour les adultes comme pour les enfants.

Comment accompagner les émotions de l’enfant ?

calin papa

C’est en vivant nos émotions que nous allons apprendre à les gérer. Inutile de vouloir qu’un enfant gère ses émotions immédiatement, il en est incapable. Tout d’abord, en raison de l’immaturité de son cerveau. Mais aussi parce qu’il a besoin de pratique. Il ne te viendrait pas à l’esprit d’empêcher ton enfant d’apprendre à marcher, en te disant: je préfère attendre qu’il sache marcher. Cela n’aurait aucun sens, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est pareil avec les émotions. Il faut donc donner du temps au temps.

C’est là que nous pouvons intervenir, en tant que parent, pour l’accompagner dans la gestion de ses émotions, afin qu’il puisse les exprimer, les vivre jusqu’au bout et apprendre à contrôler ses actes malgré l’émotion ressentie. Les 3 aspects de cet apprentissage sont importants. Le but n’est pas de laisser l’enfant s’exprimer sans cadre.

Voilà tout un programme pour lequel nous n’avons malheureusement pas reçu de formation. Car, la plupart du temps, nous sommes nous-mêmes inconfortables avec la gestion de nos propres émotions. Soit parce que cela réveille de douloureux souvenirs ou encore parce que nos besoins entrent en compétition avec ceux de notre enfant. Son besoin de se défouler après une journée à l’école versus notre besoin de calme après une journée de travail éreintante, par exemple.

accompagner les émotions

Tu veux aller plus loin ? 

Dans ce cas, je te conseille de suivre la formation “15 jours pour apprendre à accompagner les émotions” de Coralie, du blog “Les 6 doigts de la main“. Pendant 2 semaines, elle nous prend par la main et nous propose un parcours initiatique sur le thème des émotions. La formation se fait sous forme de petite dose journalière, proposée dans 2 formats: écrit et audio. Personnellement, je faisais les deux. J’aimais entendre sa douce voix  pour commencer, mais j’avais ensuite besoin d’un support visuel pour mieux intégrer ce que je venais d’entendre. Si tu décides de suivre cette formation, je te conseille de prendre ta dose quotidienne le matin, car elle nous donne une application du jour dont il est plus facile de se souvenir si elle a été entendue/lue le matin même qu’après une bonne nuit de sommeil. 😉 Et pour chaque thème abordé, Coralie nous donne des exemples concrets, qui nous aident à mieux intégrer les concepts qu’elle nous dévoile jour après jour.

Après s’être rendu compte que l’on réprime les émotions de l’enfant, et les nôtres par la même occasion, on découvre qu’il existe plusieurs façons de valider les émotions de notre enfant. Et que nous avons tout intérêt à le faire, pour le bien de tous. Mais voilà, on peut être plein de bonne volonté, et ne pas savoir comment faire pour recevoir les émotions. Pas de problème, Coralie a pensé à tout 🙂 Elle nous guide pour apprendre à écouter notre enfant sans minimiser son émotion, et en la reflétant.  On appelle cela l’écoute active.

C’est bien connu, nos enfants apprennent plus de ce que nous faisons que de ce que nous leur disons. Et Coralie le sait ! C’est pourquoi, dans sa formation, elle nous invite à recevoir nos propres émotions, pour être en lien avec nous-mêmes. En effet, il est indispensable de comprendre l’accueil des émotions pour mieux l’enseigner à notre enfant. Souvent, nous pensons qu’il vaut mieux ne pas exprimer nos propres émotions devant notre enfant, pour le protéger. Mais si nous faisons le contraire, nous lui montrons, premièrement, que nous avons des émotions et deuxièmement, nous devenons un modèle, un exemple pour lui. Si maman (ou papa) s’autorise à partager à son enfant qu’elle se sent énervée par son travail, et lui explique ce qu’elle fait pour gérer son énervement, alors il sera encouragé à faire de même.

Enfin, on apprend à jongler avec le vocabulaire très riche des émotions ! Par exemple, une émotion n’est pas un sentiment et Coralie nous l’explique. Elle termine en nous donnant plusieurs méthodes créatives pour accompagner l’enfant dans l’expression de ses émotions.

Pour résumer, je dirais que cette formation est un outil qui nous aide à devenir le parent que nous avons envie d’être !

Alors, si tu es convaincu, ➡️ c’est par ici que cela se passe ⬅️

Quant à moi, je te dis à très vite et… n’oublie pas que les parents parfaits n’ont pas d’enfants !

Ludivine

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